crise 18 mois
février 16, 2026

Crise 18 mois : le plan efficace pour apaiser bébé rapidement ?

Partager
Sommaire

Parent en vrac

  • Crises bruyantes : l’enfant gagne en autonomie mais perd des repères, provoquant colère, frustration et réactions imprévisibles souvent très intenses.
  • Déclencheurs principaux : fatigue, faim, surcharge sensorielle et angoisse de séparation amplifient les explosions, la routine et le sommeil aident.
  • Actions apaisantes : sécurité d’abord, calme, contact rassurant, choix limités et rituels courts favorisent retour au calme et apprentissage progressif.

Une caisse qui se transforme en théâtre de hurlements, un repas qui se termine en dispute, la fameuse période du « non » qui s’installe : la crise des 18 mois peut donner l’impression d’un chaos soudain. Pourtant, il s’agit d’une phase normale du développement. L’enfant gagne en autonomie, en langage et en capacités motrices, et en même temps il perd des repères. Cette tension entre envie d’indépendance et incapacité à tout gérer se manifeste souvent par des colères bruyantes et des réactions imprévisibles. Voici un guide détaillé et concret pour comprendre, apaiser et traverser cette étape avec des outils pratiques.

Comprendre les causes principales

Plusieurs facteurs expliquent ces explosions émotionnelles :

  • Émergence de l’autonomie : l’enfant veut faire seul ce qu’il ne sait pas encore complètement faire.
  • Frustration liée au langage : il commence à parler mais manque souvent les mots pour exprimer ses besoins ou ses émotions.
  • Angoisse de séparation : l’attachement s’affirme et la séparation devient plus douloureuse.
  • Fatigue, faim ou surcharge sensorielle : l’endurance des bébés est limitée et ces éléments déclenchent souvent des crises.
  • Régressions temporaires : nouveaux apprentissages (marche, propreté, vocabulaire) peuvent perturber le sommeil et le comportement.

Signes fréquents et durée

Les signes les plus courants sont les pleurs intenses, les cris, les refus répétés, les comportements d’opposition et parfois des régressions alimentaires ou du sommeil. La fréquence et la durée varient : certains bébés traversent une période de quelques semaines, d’autres montrent des phases entrecoupées sur plusieurs mois. L’important est la tendance générale : si l’enfant progresse globalement et si les crises restent liées à des situations précises, il s’agit généralement d’une étape développementale.

Signes Fréquence typique Durée possible Astuce rapide
Pleurs et colères bruyantes Fréquente Semaines à mois Rester calme, offrir proximité
Refus et « non » Quotidienne Quelques semaines Proposer 2 choix limités
Régression du sommeil Occasionnelle Quelques semaines Maintenir routine apaisante
Angoisse de séparation Intermittente 1 à 12 mois selon l’enfant Rituels d’au revoir courts et rassurants

Plan d’apaisement en 7 actions concrètes

Quand la crise éclate, la priorité est la sécurité physique et émotionnelle. Voici une séquence simple à tester, applicable à la maison comme en public :

  1. Assurer la sécurité : vérifier l’environnement et éloigner tout danger immédiat.
  2. Rester calme : baisser le ton, respirer profondément pour transmettre de la sérénité.
  3. Contact rassurant : proposer un câlin enveloppant, poser la voix basse et douce.
  4. Nommer l’émotion : dire simplement « tu es en colère / tu es triste », pour aider l’enfant à reconnaître ce qu’il vit.
  5. Proposer deux choix limités : donner le contrôle (ex. : « veux-tu la casquette rouge ou la bleue ? »).
  6. Rituel bref : une chanson, une poignée de main, un geste reconnu qui signale le retour au calme.
  7. Distraction sensorielle si besoin : un jouet compact, une respiration guidée ou un objet texturé à manipuler.

Exemples pratiques

En public : placer l’enfant sur vos genoux, baisser le volume de votre voix, offrir deux choix rapides (ramener la poussette ou marcher un peu). Si ce n’est pas possible, privilégier la sécurité et sortir de la zone stimulante.

À la maison : interrompre la situation déclenchante, proposer un temps calme dans un coin rassurant, utiliser un rituel de retour au calme (lumière douce, musique apaisante, lecture courte).

Quand consulter un professionnel

Consulter un pédiatre, un psychologue ou un professionnel de la petite enfance est pertinent si :

  • les crises sont extrêmement fréquentes et ne cèdent ni avec le temps ni avec les stratégies ci-dessus;
  • il y a un isolement social, perte d’appétit prolongée, régression marquée du langage;
  • des comportements dangereux ou très agressifs apparaissent régulièrement;
  • les parents se sentent dépassés au point que cela affecte gravement la vie familiale.

Pour préparer la visite, notez les déclencheurs, la fréquence, la durée des épisodes et tout changement du sommeil ou de l’appétit. Les exemples concrets aident le professionnel à poser un diagnostic et proposer des solutions adaptées.

Conseils supplémentaires et rassurance

La cohérence est essentielle : partager les mêmes règles entre les adultes et avec la crèche renforce la sécurité de l’enfant. Alterner les rôles entre parents permet d’observer différentes réactions et de prévenir l’épuisement. Enfin, gardez à l’esprit que ces crises, bien que difficiles, sont temporaires et font partie d’un apprentissage majeur pour l’enfant. La patience ciblée, la simplicité des gestes et le maintien d’un lien affectif solide transforment ces épisodes en occasions d’apprentissage.

Vous n’êtes pas seul : beaucoup de familles traversent ces périodes. Des gestes répétitifs, des rituels courts et une attention bienveillante permettent de réduire leur intensité et de retrouver progressivement des journées plus sereines.

Doutes et réponses

Pourquoi bébé de 18 mois fait des crises ?

À 18 mois, ici la maison ressemble parfois à un champ de bataille, doudou au sol, purée partout, et loulou qui hurle parce que la cuillère n’est pas la bonne. Ces crises de colère, c’est une étape normale du développement, un mélange d’autonomie naissante et d’émotions qui débordent. On a appelé ça le « terrible two », même si ça commence parfois plus tôt. En vrac, frustration, vouloir tout faire seul, peur d’être séparé, et voilà la tempête. Ce n’est pas un caprice méchant, c’est l’apprentissage des limites, lent, chaotique, mais terriblement humain. Respirer, poser des mots, serrer fort, parfois.

Est-ce que 18 mois est un âge difficile ?

Le matin, le sac de crèche traîne, bébé pleure, cœur qui serre, et la journée commence. À 18 mois, l’enfant découvre le monde et aussi, parfois, la peur de s’en éloigner. C’est une prise de conscience, le je qui s’affirme, l’envie d’être maître de la cuillère et la panique quand le parent s’éloigne. Angoisse de la séparation, oui, parfois. Ici on compose, on rassure, on planque une chanson débile et hop, mini sourire. Pas une fatalité, juste une période où tout se négocie, doucement, souvent maladroitement, mais avec infiniment d’amour. Respirer ensemble, accepter les larmes, fêter chaque progrès, même minuscule.

Qu’est-ce que la régression du jeune enfant à 18 mois ?

À 18 mois, la régression du jeune enfant, souvent du sommeil, tombe comme une pluie fine et collante sur la famille. Le bébé gagne en mobilité, découvre la parole, et soudain, dort moins bien, se réveille la nuit, réclame la tétine, fait des siestes bizarres. Ici, on a connu l’irritabilité, les réveils nocturnes répétés, et la frustration, donc on essaye des rituels simples, histoires chuchotées, lumière douce, pyjama préféré. Ce n’est pas une faiblesse, juste une étape où le cerveau recharge en grand, en désordre, et où la patience devient super pouvoir, lent mais efficace. On tient bon, on survit.

Pourquoi une régression sommeil à 18 mois ?

Parce que tout bouge en même temps, bébé apprend à marcher, babille, teste les limites, et le sommeil prend des coups. L’exploration croissante de l’environnement, l’apprentissage de la parole et la quête d’indépendance chamboulent le rythme, voilà le cocktail. Ici, on a tenté plein de trucs, rituels souples, sieste écourtée parfois, veilleuse coquine, mais surtout on a appris à lire les signes de fatigue et à rester cohérent. Pas de recette miracle, juste de la régularité, du réconfort, et des pauses pour les parents, café chaud facultatif mais fortement recommandé. Respirer, échanger anecdotes, fêter petites victoires, et relativiser sans culpabiliser.

Combien noteriez-vous cette page ?
Tops conseils
Claire Rauschan

Passionnée par l’univers des tout-petits, Claire Rauschan est une jeune maman et experte en parentalité. Avec une formation en nutrition infantile et une expérience personnelle riche, elle partage ses conseils pratiques et astuces sur l’alimentation, le sommeil, les jeux, et bien plus encore. Toujours à l’écoute des besoins des parents, elle apporte des solutions simples et efficaces pour accompagner les familles dans chaque étape de leur aventure avec bébé.